Bébé & Santé : la polypnée chez le nourrisson et l’enfant

Vous avez un nouveau bébé et vous entendez parler de la polypnée, par contre vous ne savez pas de quoi elle s’agit exactement ? Ici, nous vous accordons tout un article pour vous donner sur la polypnée, ses symptômes et surtout son traitement.

La polypnée : symptômes et risques

Dès le départ, nous devons comprendre que la polypnée est un trouble respiratoire caractérisé par en premier lieu une augmentation de la fréquence respiratoire, c’est-à-dire une augmentation du nombre de cycles respiratoires par minute. Et en second lieu, une baisse de l’amplitude des mouvements respiratoires, qui se traduit par une diminution du volume courant, c’est-à-dire une diminution du volume d’air inspiré et expiré.

La polypnée se manifeste par des difficultés à respirer avec une sensation d’essoufflement. La fréquence respiratoire augmente, ce qui se traduit par une respiration rapide.

Chez le jeune enfant, la fréquence respiratoire est plus élevée que chez l’adulte. Une augmentation anormale de la fréquence respiratoire est constatée lorsqu’elle est par exemple supérieure à 60 cycles par minute, chez le nourrisson de moins de 2 mois ou encore supérieure à 40 cycles par minute, chez l’enfant entre 1 et 3 ans. Quant aux enfants âgés de plus de 5 ans, la respiration est supérieure à 20 cycles par minute.

Une polypnée est parfois définie comme une respiration rapide et superficielle pour la distinguer de la tachypnée, qui est plutôt associée à une respiration rapide et profonde. Lors d’une polypnée, la respiration est dite superficielle car elle peut conduire à une hypoventilation alvéolaire, une diminution du volume d’air entrant dans les poumons par minute. À l’inverse, une tachypnée est caractérisée par une augmentation du volume d’air entrant dans les poumons

La polypnée est souvent la conséquence d’une pathologie d’origine pulmonaire ou cardiaque. Parmi les causes identifiées figurent notamment, citons l’embolie pulmonaire qui est caractérisée par l’obstruction d’une ou de plusieurs artères irriguant les poumons, généralement provoquée par un caillot sanguin. De plus, la pneumonie qui est en réalité une infection respiratoire aiguë des poumons, elle est souvent d’origine bactérienne ou virale. Ensuite, on remarque la présence de la bronchiolite, qui est une forme d’infection virale des voies respiratoires inférieures. Un autre facteur doit être cité, c’est l’angine de poitrine, aussi nommée angor, qui est caractérisée par une douleur profonde au milieu du thorax et qui est le signe d’un trouble cardiovasculaire. Finalement, l’infractus du myocarde, qui est une complication de l’angor qui se traduit par la destruction d’une partie du muscle cardiaque.

Les conséquences et l’évolution de la polypnée dépendent de différents paramètres dont son origine. Dans certains cas, ce trouble de la respiration peut être apaisé par un traitement médical adéquat. Dans d’autres cas, l’hypoventilation alvéolaire due à la polypnée peut conduire à de graves complications. Une prise en charge médicale en urgence est notamment indispensable en cas de détresse respiratoire aiguë.

Traitements

En prenant une large idée sur ses symptômes et ses risques, pensons ainsi comment traiter la polypnée ?

La prise en charge de la polypnée dépend du diagnostic établi par les professionnels de santé. Confirmé par un médecin généraliste, un pneumologue ou un cardiologue, le diagnostic permet d’orienter la prise en charge médicale vers d’une part à un traitement médicamenteux, notamment en cas d’infection des voies respiratoires ou d’autre part à une ventilation artificielle, dans les cas les plus graves.

Lorsqu’une ventilation artificielle est envisagée, deux solutions peuvent être mises en place. Soit une ventilation mécanique assistée non invasive, qui consiste à appliquer un casque ou un masque facial, nasal ou naso-buccal, pour restituer une respiration normale à des patients présentant une polypnée modérée ou encore une ventilation artificielle invasive, qui consiste à introduire une sonde d’intubation trachéale, soit par voie nasale, soit par voie buccale, soit par chirurgie au niveau de la trachée, afin de rétablir une respiration normale chez des patients présentant une polypnée sévère.