Infertilité : tout ce qu’il faut savoir sur l’hystérographie

L’infertilité est un problème très handicapant pour les personnes désirant des enfants. Pour en savoir plus, suivez-nous.

Connaissez-vous l’hystérographie ? Présentation et définition

L’objectif des couples dans la plupart des cas, lorsqu’ils se mettent ensemble, est de fonder une famille. Néanmoins, il ne vous est pas étranger que certains couples soient confrontés au problème de l’infertilité. Par manque d’information ou par erreur, on croit souvent que l’infertilité est due à un problème lié à l’ovulation. La seule personne habilitée à vous donner les raisons réelles liées à votre problème est soit votre médecin généraliste ou votre gynécologue. En effet, il a été constaté que d’autres problèmes peuvent aussi être la source d’une infertilité. Parmi eux, nous pouvons mentionner les problèmes au niveau des trompes lorsque celles-ci sont soit altérées ou bouchées.

Cet état de choses ne permet tout simplement pas aux spermatozoïdes et à l’ovule de se rencontrer pour qu’il y ait fécondation. À première vue, cela semble être une fatalité. Détrompez-vous ! Une solution existe pour déboucher les trompes et vous permettre d’enfanter : il s’agit de l’hystérographie.

En effet, il s’agit d’un examen radiologique qui est pratiqué dans le cadre d’un bilan d’infertilité. Habituellement prescrite par votre gynécologue ou votre médecin généraliste pour lui permettre de connaître la cause de votre infertilité, l’hystérographie consiste à explorer l’appareil génital de la femme qui contient les trompes et l’utérus. L’objectif de cette analyse est de voir si les trompes sont normalement perméables. En d’autres mots, il consiste à voir si dans la cavité, il n’existe pas de gènes qui nuisent à la progression des spermatozoïdes et à la descente de l’ovule.

Comment se déroule cette analyse ?

Tout d’abord, avant l’hystérographie, aucune précaution n’est à prendre. C’est déjà une bonne chose, en plus vous n’aurez pas à attendre la vessie pleine. Ensuite, votre radiologue ou votre gynécologue vous prendra en charge lorsque vous arriverez. Ne soyez pas étonnée, ces deux professionnels peuvent procéder à cette analyse. Ensuite, celui qui se chargera de l’hystérographie doit vous expliquer au préalable en quoi consiste l’examen qui va suivre. L’examen proprement dit débutera à l’instant où vous vous allongerez sur la table de radiologie.

En premier lieu, le professionnel procédera, comme chez le gynécologue, à un toucher vaginal pour pouvoir déterminer la position du col, dans le but de pouvoir bien positionner le spéculum. Ensuite, il verra le fond du vagin, en d’autres mots, le col de l’utérus. Il se servira ensuite d’un outil en plastique semblable à une tulipe, qu’il introduira dans votre vagin. Votre col de l’utérus sera par la suite aspiré par l’objet en plastique précédemment introduit dans le vagin. Utilisée seulement une fois, cette corolle permet ainsi l’étanchéité lorsqu’elle attrape le col de l’utérus. De cette corolle part ainsi le pistil de la tulipe qui est assimilable à un tuyau. Ce pistil parcourt ainsi tout le canal cervico (col)-isthmique (utérus). Le tuyau s’étend ainsi de l’extérieur de votre corps humain jusqu’à la cavité utérine. Après avoir correctement placé dans votre vagin l’instrument, un produit de contraste est injecté et pénètre dans l’utérus à travers l’instrument semblable à la tulipe. Le produit se propagera ensuite dans l’utérus et c’est après ce moment que la radio en elle-même pourra débuter. C’est ce produit phosphorescent, à travers les radiographies qui permettra de déterminer finalement si votre cavité est perméable.

Ressent-on une douleur lors de l’analyse ?

Avant toute chose, il est important de savoir que la douleur est propre à chacun. De ce fait, les avis varient en fonction de chaque patiente. Selon un radiologue dont nous allons taire le nom, il peut arriver que le professionnel provoque une pesanteur pelvienne au moment où il attrape le col de l’utérus. Vous ressentirez alors des sensations un peu comparables à des pesanteurs ovariennes ou des douleurs de règles. Au-delà de tout, il n’y a pas de quoi s’affoler. Il n’a été dit nulle part qu’un examen gynécologique était vraiment très confortable.

Sachez qu’il est important de venir détendu pour que votre examen puisse se passer dans les meilleures conditions. Certes, c’est plus facile à dire qu’à faire. Néanmoins, sachez que plus vous aurez de l’appréhension, plus vous allez vous contracter, ce qui entraînera une augmentation des pesanteurs.

Combien coûte l’hystérographie ?

En général, le prix de l’examen s’élève à plus d’une centaine d’euros. Selon le secteur de votre médecin, vous pourrez être remboursée ou pas. Dans le secteur conventionné où votre médecin exerce les tarifs officiels fixés par l’assurance maladie, votre examen est totalement remboursé. Dans le cas contraire, c’est-à-dire quand votre médecin exerce ses propres tarifs sous contrôle de l’assurance maladie, l’hystérographie est partiellement remboursée.

Pour finir, chères dames, sachez que l’hystérographie et l’hystérosalpingographie veulent tous les deux dire la même chose.