La myoclonie chez le nourrisson : ce qu’il faut savoir

Il existe chez le nouveau-né et le nourrisson des manifestations myocloniques et toniques survenant au cours du sommeil qui peuvent, en l’absence d’enregistrement de quelques aliments, être confondues avec des manifestations épileptiques. Suivez-nous pour mieux comprendre.

La myoclonie : causes et symptômes

Une myoclonie est caractérisée par la survenue de brèves secousses musculaires. Celles-ci se manifestent par des mouvements involontaires et soudains. Il en existe différentes formes dont la myoclonie du sommeil, ou encore les myoclonies secondaires qui surviennent notamment en cas d’épilepsie.

En effet, les myoclonies correspondent à de brèves secousses musculaires qui entraînent des mouvements involontaires, soudains et brusques. Elles peuvent survenir de façon spontanée ou survenir en réaction à un stimulus tel qu’un bruit ou un flash de lumière. Les secousses peuvent survenir au niveau d’un seul muscle ou toucher un groupe musculaire.

L’exemple usuel de myoclonie est le hoquet, ou myoclonie phrénoglottique. Il est le résultat d’une succession de contractions musculaires involontaires.

Les myoclonies peuvent être provoquées par une contraction musculaire brusque ou par un arrêt brutal de l’activité musculaire. Ces phénomènes peuvent avoir plusieurs explications. Selon les cas, on distingue trois types de myoclonies. Tout d’abord, les myoclonies physiologiques, qui sont liées au fonctionnement de l’organisme. Ensuite, les myoclonies secondaires, qui sont provoquées par la survenue d’un trouble au sein de l’organisme. Et enfin, les myoclonies iatrogènes, qui sont la conséquence d’un traitement médical.

Or, une myoclonie peut être liée au fonctionnement de l’organisme. On peut par exemple citer la myoclonie phrénoglottique, plus connue comme le hoquet, oula myoclonie de l’endormissement, ou myoclonie du sommeil, qui se manifeste par un sursaut du sommeil et qui survient généralement durant les premières minutes de l’endormissement.

D’autres causes physiologiques ont également été identifiées. Parmi celles-ci figurent notamment l’anxiété, l’exercice physique ou encore l’alimentation.

Les myoclonies secondaires peuvent être dues à différents troubles tels que l’épélipsie, une affection neurologique dont la myoclonie est l’un des principaux signes. De plus, on peut faire appel à la démence, notamment lors de la maladie d’Alzheimer, la démence fronto-temporale.

Une myoclonie peut parfois être la conséquence d’un traitement médical. Elle peut par exemple faire suite à un traitement psychiatrique, notamment lors de l’utilisation de lithium, d’antidépresseurs ou de neuroleptiques ou certains traitements anti infectieux, notamment lors de l’usage de quinolones, et encore certains traitements en cardiologie. L’usage de somnifères, l’utilisation d’anticonvulsants et la prise d’anesthésiques sontégalement des causes de la myoclonie.

Conséquences et traitements

Les manifestations cliniques des myoclonies sont variables selon les cas. Elles peuvent notamment varier en amplitude et en fréquence. Dans les cas les plus graves, les secousses musculaires peuvent être généralisées avec l’apparition de convulsions.

Lorsque la myoclonie est généralisée, persiste ou se répète, une consultation médicale en urgence est recommandée. La prise en charge médicale permet d’identifier et de traiter la cause de la myoclonie.

Pour définir l’origine de la myoclonie, il est généralement nécessaire de réaliser l’enregistrement électrophysiologique des mouvements anormaux.

Afin de soulager les secousses musculaires, un traitement symptomatique peut parfois être mis en place. Celui-ci peut reposer sur l’utilisation de différents médicaments. On cite par exemple des benzodiazépines, comme le clonazépam, qui constituent une classe de médicaments psychotropes, aussi des antiépileptiques comme le valproate, également des nootropiques comme le piracétam, ou des anticonvulsivants tel que le léviracétam.